La Santé au Naturel avec Alexis

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Autisme définition et symptômes - Enfant autiste et communication

enfant autiste 

     CHRISTOPHE était un beau bébé, très sage de surcroît. Mais, à l’âge de 18 mois, il a cessé de répondre à son nom. Il semblait sourd. Pourtant il percevait invariablement le froissement des papiers de bonbons. 

     Par la suite, d’autres comportements étranges sont apparus. Au lieu de s’amuser normalement avec ses jouets, Christophe en faisait inlassablement tourner les roues. Il s’est également pris d’une véritable passion pour les liquides, qu’il renversait à chaque occasion. Conjugué à son amour de l’escalade, cet intérêt dévorant l’a placé dans de nombreuses situations dangereuses, causant une grande angoisse à sa mère. 

     Plus troublant encore, Christophe était complètement absent; souvent, il semblait regarder à travers les gens, comme s’ils n’existaient pas. À deux ans, il ne parlait plus. Il passait une grande partie de son temps à se balancer d’avant en arrière, et il a commencé à faire de violentes colères pour des raisons qui échappaient généralement à ses parents. 

     Perplexes, ceux-ci ont cherché à comprendre. Qu’avait donc Christophe? Était-ce un enfant gâté, délaissé, mentalement retardé ou schizophrène? Non. Christophe était autiste. Ce mal mystérieux, qui touche 4 ou 5 enfants sur 10 000 dans le monde, crée à vie toutes sortes de difficultés. 

Définition et symptômes 

     L’autisme est un désordre cérébral qui induit un développement anormal du comportement social, des facultés de communication et de la capacité de réflexion. Ce trouble influe sur le traitement des informations recueillies par les sens; ainsi, certaines sensations (images visuelles, bruits, odeurs, etc.) provoqueront une réaction exagérée, d’autres une réaction trop faible. 

     Ses handicaps valent à l’autiste de présenter divers traits de comportement inhabituels. Les symptômes, qui apparaissent généralement avant l’âge de trois ans, peuvent varier grandement d’un enfant à l’autre. 

     Voyez les exemples suivants: Imaginez que vous prodiguiez de l’amour à votre enfant, mais qu’il ne manifeste aucune réaction. Cela arrive souvent avec les autistes. Au lieu de communiquer avec les autres, la plupart des enfants autistes préfèrent être seuls. Peut-être n’aimeront-ils pas les caresses, éviteront-ils les contacts visuels ou se serviront-ils des gens comme d’outils, démontrant ainsi qu’ils n’ont guère conscience des sentiments d’autrui. 

     Dans les cas graves, certains semblent ne pas faire la distinction entre un membre de leur famille et un inconnu. C’est comme s’ils vivaient sur une autre planète, indifférents aux autres et à ce qui se passe autour d’eux.

 

     Le mot “autisme”, qui vient du grec autos, “soi”, désigne cet isolement. S’ils sont indifférents aux gens, les enfants autistes peuvent être pris d’un grand intérêt pour un objet ou une activité en particulier. Ils joueront avec ou s’y adonneront pendant des heures d’affilée de façon bizarre et répétitive. Par exemple, au lieu de jouer avec leurs petites voitures normalement, ils les aligneront en rangs bien ordonnés ou en feront inlassablement tourner les roues. 

     Leur goût du répétitif se manifeste d’autres façons encore: beaucoup ne tolèrent aucun changement dans leurs habitudes journalières, tenant à faire les choses toujours de la même manière. Les enfants autistes risquent également de réagir de manière inattendue aux événements et aux situations qui se présentent à eux. 

     Leur réaction peut être déconcertante, car la plupart sont incapables de décrire ce qu’ils ressentent. En effet, près de la moitié sont muets, et ceux qui parlent utilisent souvent les mots de façon inhabituelle. Au lieu de répondre par l’affirmative à une question, peut-être la répéteront-ils (phénomène appelé écholalie). Certains emploient des expressions bizarrement décalées que seuls comprennent les habitués de leur “code”. Par exemple, pour désigner une fenêtre, un enfant disait: “Il fait noir dehors.” Beaucoup ont également du mal à faire des gestes, de sorte que, pour signaler un besoin, ils hurleront ou se mettront en colère. 

La vie quotidienne   

     À la différence de la plupart des enfants, l’autiste n’est pas prompt à absorber les renseignements qui lui parviennent de son entourage. L’enseignement des compétences indispensables au foyer et à l’extérieur se révèle donc un exercice long et éprouvant. 

     La journée du père ou de la mère peut être un véritable marathon: aider l’enfant à s’habiller, à manger et à se laver, redresser les comportements perturbateurs ou inacceptables et nettoyer après les accidents. “Les dix premières années, se souvient une mère, je n’avais qu’un objectif: tenir jusqu’à la fin de la journée.” Pour ne rien arranger, l’enfant autiste doit faire l’objet d’une surveillance de tous les instants. “Patrick a très peu conscience du danger, explique sa mère, Régine, alors il faut le surveiller constamment.” 

     Étant donné que beaucoup de ces enfants ont également un sommeil irrégulier, il faut souvent rester vigilant la nuit. “Je ne dormais que d’un œil”, témoigne Florence, la mère de Christophe. À mesure que l’enfant grandit, certaines de ces exigences s’estompent, mais d’autres risquent de s’intensifier. Même chez ceux qui progressent, rares sont les autistes qui pourront un jour se passer totalement de surveillance. 

     Compte tenu de la rareté des foyers pour adultes autistes, les parents devront donc s’occuper de leur enfant toute leur vie ou, si cela devient impossible, le placer dans une institution. 


Source: Revue Internationale 'Awake Magazine' (Autism—Meeting the Challenges of a Puzzling Disorder)  


Alexis








 







 

 

 

 

 

 

 


 

                                   






 

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