Soja, nutrition et santé – Bienfait ou danger de la consommation de soja ?

Soja, nutrition et santéAvez-vous remarquez que sur Internet ou dans les magazines pour femmes, les articles qui prônent les bienfaits de la consommation du soja sont légions. On lit que le soja est très nutritif et riche en protéine, qu’il exerce un puissant effet antioxydant sur l’organisme et qu’il contribue à maintenir une bonne santé cardiovasculaire en réduisant le taux de mauvais cholestérol. On dit aussi que la consommation de soja est excellente pour lutter contre les symptômes liés à la ménopause et que l’action des œstrogènes du soja aide à lutter contre le cancer.

Pourtant, on parle aussi d’une grande controverse relative au risque ou au danger que le soja représente sur la santé notamment chez les femmes ménopausées ou ayant déjà souffert d’un cancer du sein.

Où se trouve la vérité ? Quel est l’impact de la consommation du soja sur la santé. Exerce-t-elle vraiment des bienfaits en aidant l’organisme à neutraliser certaines maladies ou bien une consommation accrue de soja représente-t-elle plutôt un danger pour la santé ?

Dans ce premier article, nous nous concentrerons sur les effets nutritionnels du soja sur le corps humain. Dans un prochain article nous parlerons de ses effets thérapeutiques positifs et négatifs.

Soja – Définition et présentation

Le soja (Glycine max) est une plante grimpante originaire d’Indochine, de la famille des Fabacées, proche du haricot. Cette plante a de grandes feuilles trifoliolées et pubescentes. Ses fleurs de petite taille, sont d’un blanc jaunâtre ou d’un bleu-violet et sont regroupées en inflorescences qui poussent à l’aisselle des feuilles. Les fruits du soja sont des gousses pas très longues renfermant 1 à 4 graines ou haricots de forme sphérique et de couleur variable (jaune, vert ou noir).

Soja, nutrition et bienfaits

Les aliments à base de soja sont une source économique d’énergie (le soja est l’aliment végétal le plus nourrissant) car ils apportent des protéines sans l’apport de graisses saturées et de cholestérol, très présents dans las aliments d’origine animale.

Le soja est composé environ de 38% de protéine, de 30% de glucide, de 18% de lipide et de 14% de vitamines et minéraux (vitamine B2, vitamine K cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, zinc, etc.)

En outre le soja renferme de précieuses sources d’acides gras essentiels de deux types: acide linolénique (oméga-3) et acide linoléique (oméga-6). Le soja présente de nombreux bienfaits nutritionnels pour les personnes qui souhaitent faire baisser leur taux de cholestérol ou pour réduire le risque coronarien.

Les fibres contenues dans les haricots de soja contribuent à se sentir rapidement rassasier.

Le soja renferme des isoflavones, aux vertus antioxydantes qui jouent dans l’organisme un rôle semblable à celui des œstrogènes.

Soja, nutrition et danger sur la santé

1) Déficit en acides aminés essentiels et présence d’inhibiteurs de protéase

Le soja a bel et bien une teneur élevée en protéine. Les graines de soja contiennent en moyenne 22 % d’huile et 40 % de protéines. Sachez cependant que la valeur biologique des protéines du soja atteint seulement un indice de 49 contre 96 dans le cas des protéines de l’œuf ! Le soja est en effet privé d’acides aminés essentiels tels que la méthionine et la cystéine. Pire, le soja renferme des inhibiteurs de protéases (enzymes digestives du suc pancréatique qui a pour rôle de digérer les protéines). Il en résulte une mauvaise digestion, des troubles gastriques, un épuisement pancréatique et une carence en vitamine B12. C’est seulement après une longue période de fermentation (comme dans la fabrication du Miso et du Tempeh) qu’il est possible d’inactiver les inhibiteurs de protéases contenus dans les graines de soja.

2) Présence d’un dangereux antinutriment : l’acide phytique

En plus des inhibiteurs de protéase, les graines de soja renferment en grandes quantité un autre dangereux antinutriment connu sous le nom d’>acide phytique. Cette substance bloque l’absorption ou l’assimilation des minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le fer et surtout le zinc. Seul le soja obtenu par fermentation lente inactive totalement l’acide phytique. Avec le tofu (fromage de soja), l’Est a également consommer du poisson ou de viande, ce qui a compensé l’acide phytique ne se produit pas dans les régimes végétariens avec le soja. Les orientaux ont l’habitude de consommer le tofu (fromage de soja) avec du poisson ou de la viande, ce qui permet de neutraliser naturellement cet acide, ce qui n’est pas le cas des régimes végétariens !

3) Présence d’ hémagglutinine dans le soja

L’hémagglutinine renfermé dans le soja possède la malencontreuse propriété chimique d’agglutiner les globules rouges, de favoriser les caillots et de réduire l’absorption de l’oxygène. Cette lectine s’associe avec les membranes des entérocytes (cellules de la muqueuse intestinale) et altère certaines de leurs fonctions. Il en résulte une diminution de l’absorption des nutriments, un retard de croissance et éventuellement des colites.

4) Trop de manganèse dans le soja !

Les graines de soja possèdent des concentrations trop élevées de manganèse. Le manganèse est 80 fois plus abondant dans le soja que dans le lait maternel, et sa présence excessive réduit les taux de dopamine, générant une hyperactivité et un manque de concentration (caractéristiques des enfants TDA/H), des spasmes, des tremblements et des comportements violents. C’est la raison pour laquelle le lait de soja est interdit pour les bébé de moins de 6 mois.

5) Trop de phosphore dans le soja !

L’excès de phosphore dans le soja pose aussi un problème de santé. Ce minéral en excès dans l’organisme est également associé à un déficit de l’attention ainsi qu’aux troubles de la fibromyalgie. Le phosphore est un antagoniste du calcium et donc un promoteur de l’ostéoporose.

Rappelez-vous que notre corps a besoin d’une relation idéale entre le rapport calcium/phosphore de 2,5:1 (indice actuel dans le lait maternel), loin de l’indice de lait de vache (1:1), mais totalement déséquilibré par rapport à la quantité de lait soja (0,4:1) ou tourteau de soja (0,35:1).

6) Sucres indigestes dans le soja

Un autre facteur nutritionnel préoccupant en rapport avec la consommation de soja est lié à ses sucres. Les oligosaccharides du soja (tels que le raffinose et le stachyose) sont des sucres indigestes qui ne peuvent pas être dégradés par nos enzymes et qui génèrent des flatulences intestinale après leur consommation.

Conclusion

Il ressort de toute cette information que le soja possède des vertus diététiques, des vertus thérapeutiques mais aussi présente certains inconvénients qu’il ne faut pas occulter.

Cela signifie-t-il qu’il est mauvais de consommer des aliments à base de soja ou du lait de soja ? Evidemment non. Il faut juste être équilibré et ne pas en consommer tout le temps et excessivement. Le soja n’est pas une panacée, ce n’est pas un aliment miracle, mais le fait d’en consommer de temps à; autre, cela ne va tout de même pas avoir de fâcheuses conséquences pour la santé;.

Auteur : Alexis ROGER